Serial Book Addict

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Zoom sur...


un moment avec Sébastien Prudhomme Asnar

Bonjour à vous les serial booker !

 

Aujourd'hui c'est Sébastien Prudhomme Asnar qui a eu la gentillesse de répondre à mes questions. 

Comme vous le savez, j'ai eu un très gros coup de coeur pour son livre Kirsten et j'ai eu envie de mieux connaitre cet auteur, alors voilà !

 

 

Je vous laisse découvrir cette interview :

 

 

 

 

Bonjour,

Pour commencer, une petite présentation s’impose. Parle-nous un peu de toi…

J’ai grandi dans la cambrousse ardennaise au milieu des vaches, tracteurs... Après un BAC littéraire, j’ai fait les Beaux-Arts de Troyes et le M.A.I de Nancy. Ensuite, j’ai vécu un moment à Reims. Je suis parti vivre à Nice en 1998 pour y suivre les cours de jazz du conservatoire. J’y réside toujours et exerce le métier de professeur de guitare. Côté situation familiale, je suis comme Al Bundy ; marié 2 enfants. Nous vivons dans la simplicité avec l’amour et l’art pour devise.

 

 

Comment es-tu venu à l’écriture et pourquoi maintenant ?

Ma mère était institutrice et elle m’a transmis très tôt l’amour des mots. Ayant eu des problèmes de santé, j’ai passé beaucoup de temps seul à dévorer des livres et dessiner. Vers 12 ans, j’ai commencé à écrire des histoires qui ont toutes terminé à la poubelle. Ensuite la musique a pris le dessus et je n’écrivais plus que par période. Je remplissais des pages et des pages pour ensuite ne plus rédiger une ligne pendant des mois, voire des années. C’est l’ordinateur qui a changé la situation puisque, au lieu de balancer mes bafouilles que je trouvais nulles après relecture, je les stockais dans un fichier.

 

En 2012, ma femme est tombée par hasard sur mes écrits. Elle s’est insurgée en me traitant d’irresponsable et m’a seriné jusqu’à ce que je me décide à m’investir dans l’écriture. Comme je suis aussi prompt à démarrer qu’un vieux diesel rafistolé, j’ai écouté ses conseils 3 ans plus tard. « L’âme au fond » a été écrit en deux semaines sur un coin de table. A ma grande surprise, ce recueil de nouvelles a rencontré un bon accueil et m’a motivé à tenter de réaliser mon rêve d’ado ; écrire un roman. « Kirsten » est le premier que j’ai considéré comme suffisamment abouti pour être digne de publication. En fait, j’en ai une dizaine d’autres dans mon PC…

 

 

Ton roman est très sombre et trash dans la lignée des maîtres de l’horreur. As-tu toujours voulu écrire dans ce style ? Pourquoi avoir choisi cet univers ? (Tu n’es pas un psychopathe au moins ?!)

Je lisais tous les livres qui me tombaient sous la main. Mais j’ai toujours eu une préférence pour le fantastique, la fantasy, etc… Et puis j’ai été ado à l’âge d’or des films d’horreur, dans les années 80. Cet univers m’a immédiatement passionné. Je n’ai donc pas vraiment choisi quel type d’histoire j’allais écrire. Ça s’est juste imposé.

 

Quant à être un psychopathe, je n’en suis pas encore là. J’étais plutôt de nature philanthrope. Les aléas de la vie m’ont progressivement fait basculer vers la misanthropie. Je suis actuellement en mutation pour devenir sociopathe… Donc tout reste possible !

 

 

Dans quel état d’esprit es-tu lorsque tu écris ?

J’ai la chance d’avoir mon bureau car j’ai besoin de m’isoler. J’écoute toujours de la musique très fort, souvent du métal ou du classique, car je ne supporte pas les bruits de la ville. A vrai dire, je ne supporte pas le bruit tout court… J’ai également besoin d’avoir au moins 3 heures devant moi pour me relancer dans mon livre. Je suis un maniaque perfectionniste qui peut mettre et enlever quinze fois une simple virgule. Je prends mon temps pour chaque phrase. Si je bloque, je zone quelques minutes sur Facebook ou je marche un peu, et puis je m’y remets. Ça suffit généralement à décanter la situation.

Entrer dans mon bureau alors que je travaille à un livre peut être un danger de mort !

 

 

Tu es auto-édité. Parle-nous de ce parcours.

Mon premier livre est paru chez une petite maison d’édition. Pour « Kirsten », j’avais trouvé une M.E plus importante, mais j’ai finalement décidé de refuser pour tenter l’auto-édition. Puisqu’il revient à l’auteur de faire sa com’, j’ai préféré m’occuper de tout. Il est évident que si, par miracle, j’ai une proposition d’une grande M.E dans l’avenir, je l’accepterai avec joie.

 

 

Parle-nous de « Kirsten ». Comment t’es venu l’idée de cette histoire ?

A la base, « Kirsten » était une nouvelle sur le thème de la sorcellerie. Mais au fur et à mesure que j’avançais dans l’histoire, d’autres idées surgissaient et j’ai décidé d’en faire un roman. Honnêtement et sans prétention, j’ai plus d’idées que de temps pour les écrire.

D’où viennent-elles ? En partie de mes lectures, films, séries & cie, probablement. Pour le reste, je n’en sais fichtre rien ! Je suis insomniaque chronique et c’est durant ces heures où les braves gens pioncent que la plupart de mes idées se pointent sans prévenir.

 

 

Comment le public a-t-il accueilli ton livre et quel effet cela fait-il ?

A ma grande surprise, le succès est au rendez-vous. Je pensais sincèrement que cette histoire ne plairait pas à grand monde. Trop trash, trop spirituel, pas assez dans la mouvance des thrillers modernes dont le lecteur lambda raffole. J’ai donc été très surpris, et le suis toujours, des chroniques et retours 100% positif. J’avoue que voir « Kirsten » être N°1 sur Amazon dans sa catégorie m’a fait un pincement au cœur…

 

 

As-tu un autre livre en projet ?

Oui, j’en ai toujours plusieurs en cours. J’ai, entre autres, une saga de Fantasy-Médiéval qui est déjà bien avancée, mais qui va me prendre des années.

Le prochain qui sortira est un Thriller-Polar. Il devrait être achevé durant l’été. Ce bouquin sera plus violent que « Kirsten » bien qu’il n’y ait que très peu d’hémoglobine au programme. Tu seras certainement tentée de me reposer la question sur ma psychopathie latente après l’avoir lu…

 

J’ai également un projet d’album illustré pour enfants avec un dessinateur ; l’écriture d’un roman d’horreur à quatre mains avec Mister Frédéric Livyns ; et la seconde version de « L’âme au fond » revue, corrigée, et enrichie d’histoires inédites.

Et il y aura certainement une suite à « Kirsten ».

 

 

Où peut-on te rencontrer ? Participe-tu à des salons, dédicaces ?

Vous pouvez me rencontrer chez moi, d'où je ne sors que très rarement. A la condition que je vous ouvre… Je n’ai jamais fait de salon, ni dédicace. C’était prévu pour cette année, mais j’ai finalement annulé. Je ne considère pas que ma très modeste renommée et mes deux malheureux bouquins le justifient. Ce sera peut-être pour l’année prochaine, où la suivante…

En attendant, je suis très disponible pour mes lecteurs via Facebook.

 

 

Si tu avais un conseil à donner à quelqu’un qui se lance dans l’écriture, quel serait-il ?

Stephen King a dit : « Ecrivez une page par jour. Un an plus tard, vous aurez un roman ». Il faut donc écrire régulièrement, et plutôt débuter par quelques nouvelles avant de se lancer dans un roman.

 

 

Pour finir et histoire de mieux te connaître, quelques questions indiscrètes !

Quel est ton auteur, et livre préféré ?

Impossible de n’en choisir qu’un. Les auteurs que j’ai le plus dans ma bibliothèque sont Stephen King, Anne Rice, et Robin Hobb.

 

 

Quel est ton livre de chevet en ce moment ?

« Des morts Des vivants » de Frédéric Soulier. J’essaie de lire beaucoup de nouveaux auteurs entre les blockbusters car il y a souvent d’excellentes plumes méconnues.

 

 

As-tu une ou plusieurs passions ?

La musique, la peinture, la moto, ma femme…

 

 

Quelque chose à rajouter ?

Je voudrais citer mes bêta-lecteurs et correcteurs qui travaillent dans l’ombre et sans lesquels mes livres ne seraient pas aussi aboutis ; ma femme Emma, mon beau-père Paul Asnar, et mon poto Laurent Tilman.

Sans oublier Laurent Fièvre qui m’offre toujours de splendides couvertures, et Gérard Monchy qui gère ma page FB.

 

 

 

 

Merci à Sébastien pour ce moment, ainsi que pour ta gentillesse ! smile

 

 

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Et comme toujours retrouvez moi sur Facebook Twitter et Instagram ! wink

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


03/06/2017
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Un moment avec... Karim Berrouka

bonjour à vous les serial booker !

Aujourd'hui, je me suis lancée dans un exercice assez difficile pour moi qui suis très timide, rencontrer un auteur (que j'aime vraiment beaucoup) et l'interviewer ! 

Alors dimanche dernier, je me suis donc rendu, avec mon chéri, aux Intergalactiques de Lyon pour rencontrer Karim Berrouka.

J'ai donc eu la chance de pouvoir lui poser mes questions, mais j'ai surtout pu rencontrer quelqu'un de très simple et d'extrêmement gentil, qui a essayé de me mettre à l'aise dès le début de notre entretien, chose très difficile avec une stressée comme moi ! ^^

 

J'ai pris un peu de temps pour mettre l'article sur le blog, car ça me tient  vraiment à coeur de bien retranscrire tout ça.

Ça m'a pris pas mal de temps de tout retranscrire, corriger et mettre en page.

- Je tiens d'ailleurs à remercier une de mes petites mamies, de la résidence ou je bosse, qui m'a gentiment prêté son ordinateur pour que je puisse continuer la mise en page, même au boulot ! - 

J'ai pris beaucoup de plaisir à réaliser cette interview, malgré ma timidité qui m'a un peu bloqué, j'ai beaucoup rougi, beaucoup bafouillé et je me suis trouvé un peu idiote, voire nunuche en réécoutant l'enregistrement et j'ai même oublié une question alors que j'avais répété toute la soirée de la veille !

Mais c'est pas grave parce que je suis quand même contente du résultat et ça me motive pour recommencer et faire mieux la prochaine fois !

Pour les plus courageux, vous pouvez retrouver l'interview audio et complète dès cet après midi, sur ma page Facebook, le lien de la page est en bas de l'article !  wink

 

Bref, j'ai donc profité de cette occasion pour parler avec Karim Berrouka de son dernier livre Le Club des punks contre l'Apocalypse zombie

 

 

Mais surtout pour réaliser...

 

 

La dernière interview avant l'apocalypse !

 

 

Moi : Bon, c'est parti ! Je suis super intimidée parce que je suis très timide et que j'ai pas l'habitude de faire ça !

Karim Berrouka : Et bah tu devrais pas ! Je suis très gentil !

J'en doute pas ! Je me suis entrainé en plus ! J'ai répété et tout !

K.B : Ah ouais t'as interviewé les voisins ?!

Non, même pas, toute seule devant mon magnétophone mais c'était vachement moins drôle !

 

Bon aller ! Avant de commencer une question s'impose, votre roman Le club des punks contre l'apocalypse zombie est sortie en 2016, mais 2016 c'est aussi votre retour avec les Ludwig pour "La dernière tournée avant l'apocalypse", visiblement vous savez des choses qu'on ignore sur l'apocalypse ?!

K.B : Bah justement t'attend le 7 mais et tu verras ! (rires) En fait le roman, je l'ai écrit avant d'envisager de refaire les Ludwig, parce qu'on est 4 sur scène et d'autres gens, il y en a un qui habite dans le sud de l'Espagne, l'autre à Avignon, moi à Paris, on en avait parlé de refaire des concerts, mais c'était trop compliqué. Surtout que celui qui habite en Espagne est 6 mois de l'année en Amérique du sud donc... En fait j'ai écrit l'apocalypse zombie il y a 1 an 1/2, 2 ans enfin 1 an avant que ça sorte parce que ça met toujours un peu de temps, mais bon je pensais vraiment pas qu'on serait à deux doigts de l'apocalypse ! Mais bon après, bon pour la tournée des Ludwig, je sais pas pourquoi on l'a appelé comme ça ! C'est pour ça maintenant, on fait la première tournée, les premiers concerts après l'apocalypse ! Y a des gens qui nous l'ont reprochés "Ouais vous en faites encore des concerts après !" Bah ouais on a jamais dit qu'on en ferait que 5 !

Après peut-être que l'apocalypse est arrivée et qu'on n'a rien vu !

Enfin, ça n'a rien à voir le bouquin et la tournée, enfin y a des trucs qui sont inspirés de la musique dans le bouquin, mais y a pas de parallèle entre le bouquin et le groupe, ça serait marrant de faire un truc !

 

 

Donc maintenant, histoire de mieux se connaitre, on va parler un peu de vous,

K.B :Tu peux me tutoyer, si tu me tutoies, je serais pas fâché !"

 

Bon ça va alors ! Donc, tu as commencé à écrire en 2002, juste après la sortie du dernier album des Ludwig La révolution n'est pas un diner de gala, pourquoi à ce moment-là, pourquoi pas plutôt une carrière solo, pourquoi écrire ?

K.B : Alors carrière solo, c'est juste qu'on a commencé vers 83 à faire de la musique et des concerts et au bout de 17 ans, on en avait un peu marre en fait, du moins moi et Bruno est allé faire autre chose. Moi j'écrivais avant, j'écrivais des trucs mais j'avais jamais le temps de m'en occuper sérieusement, comme beaucoup de gens, j'écrivais sur des cahiers ou sur l'ordi. J'écrivais des nouvelles, des romans, et puis en 2002, je crois que ça doit être sur des fanzines, j'ai dû leur envoyer des petits textes et il y avait à l'époque une maison d'édition qui s'appelait l'Oxymore, qui sortait régulièrement des anthologies, et qui avait pas un journal mais un périodique qui sortait 2 ou 3 fois par an qui s'appelait Emblèmes, avec des anthologies à thèmes,  il faisait des appels à textes, j'ai vu ce truc la, j'en ai fait un. Ça a marché, donc après, j'ai essayé de faire des nouvelles, plein de nouvelles pour tous les appels à textes. Parce qu'à l'époque, il y avait plus de maisons d'éditions qui sortaient des anthologies ou des recueils, ça marchait un peu mieux aussi, donc voilà. Et après, j'ai mis du temps à faire un roman, c'est long, c'est chiant ! Faut écrire plein de pages ! (rires) mais bon, c'est surtout que j'aime beaucoup la nouvelle en tant que lecteur et en tant qu'auteur, c'est vraiment un truc ou je peux essayer de faire des petites expériences qui vont pas forcément tenir sur 500 pages mais sur 10 ou 20 pages, ça peut être vraiment bien. Et donc l'Oxymore et aussi d'autres choses, c'est vrai qu'il y a eu beaucoup de nouvelles, qui te permettent de bosser, quand tu bosses à côté, la nouvelle tu l'écris plus rapidement, tu peux l'écrire en 1 ou 2 jours, donc le week-end.

 

 

Ça se rapproche peut-être un peu du texte de la chanson non ?

K.B : Non, non, je pense pas, les chansons, je trouve qu'il y a une vraie différence. Si tu écoutes les paroles des chansons, t'en a beaucoup qui sont très faciles en fait, où c'est le fait d'être porté par la musique qui rend les paroles intéressantes. Je pense que le processus est different quoi, moi, y a des textes où je faisais très attention, où je voulais vraiment faire attention. Tu peux écouter certains chanteurs ou certains groupes, où il y a vraiment des textes qui sont importants, que tu peux lire à côté sans la musique, c'est pas toujours le cas ! Mais ça peut être un choix, je veux dire, t'écoute les chansons des Beatles, en général, les paroles sont pas super intéressantes quoi ! Et encore, c'est pas le meilleur exemple ! Mais y a le côté musical qui porte les mots et qui dégage une émotion ou une image par le mélange en fait. La musique porte le texte ou lui apporte un truc que tu sentirais pas si tu lisais juste le texte. Alors que sur la nouvelle y a rien, enfin t'as que le texte, donc c'est à toi de plus pénétrer, si tu veux que les gens ressentent quelque chose. Il y a une histoire, souvent, enfin pas toujours sur les nouvelles c'est pas obligatoire. Donc moi, je trouve ça vraiment différent comme processus. C'est plus rapide de faire une chanson, c'est sur, sauf si tu veux vraiment te prendre la tête, ce qui a été des fois le cas. Mais ça évoque aussi un truc plus direct et plus brute, on va dire.

 

 

Dans ton livre, tu as une vision presque "sympa" de l'apocalypse, si elle se produisait, tu voudrais qu'elle se passe comme dans ton livre ?

K.B : Ça dépend hein ! Si tout le monde meurt sauf une centaine de personnes, c'est pas très sympa ! Après, il y a le fait qu'on suit des punks qui sont des gens plutôt positifs malgré le No Future, surtout que maintenant on leur donne ce No Future, donc c'est à eux de faire un Yes Future. Et puis y a le côté ludique où les types font n'importe quoi et ce ton cynique un peu détaché.

 

 

Et puis y a ce côté, zombies qui ont une "personnalité", qui sont vachement réceptif à la musique...

K.B : Oui, ça fait partie du roman et de la narration, c'est un peu l'idée de se dire, ces gens-là ils perçoivent plus rien, ils ont plus de cervelles, ils ont plus de pensées mais il leur reste un truc qui est ancré. Bon après, c'est pas une théorie, ni rien, c'est comme les plantes vertes, tu sais les plantes vertes on leur met de la musique, elles poussent mieux ! Les zombies, c'est des plantes vertes carnivores qui marchent ! (rires)

 

"Faut peut-être moins réfléchir pour être mieux finalement ?"

Ah bah ça, le bonheur c'est quand on lâche prise ! Peut-être qu'on peut faire un roman disant que les zombies sont heureux finalement, mais ils le sont pas tant que ça, parce qu'ils ont toujours envie de bouffer les autres, c'est des pulsions qu'ils maitrisent pas. Mais les plantes vertes sont heureuses, enfin je sais pas !

 

 

Tu la vivrais à la manière de quel personnage ? Lequel te ressemble le plus ?

K.B : Bah le président du MEDEF ! (rires) Non, non, je sais pas, j'avoue que je serai incapable de dire ça. Les gens qui sont là, les 7 punks, je me suis un peu inspiré de gens qui existent. Alors, c'est pas des gens chacun, c'est des mélanges d'expériences et de gens, je les ai recréés, de façon un peu avec des archétypes, genre le punk à chien, le punk à éthique... Je connais plein de gens qui sont très engagés comme ça, qui sont pas forcément punks d'ailleurs, mais qui ont cette image. C'est un peu la cristallisation de tout ça, on en a fait un seul personnage. Donc, moi je sais pas, je serais le fan de film d'horreur peut-être, j'en sais rien. C'est un peu des gens qui existent sans exister. Je pense qu'on le fait souvent assez inconsciemment quand on écrit mais là c'était voulu. C'est des bouts de gens qui existent et qui sont collés ensemble. Alors, personne n'est effectivement monté sur la tour Eiffel dans les gens que je connais, avec un drapeau noir, mais bon je pense qu'il y des gens qui l'auraient bien fait !

 

 

Alors, l'apocalypse est à nos portes, quelles sont les dernières choses que tu ferais ?

K.B : Qu'est-ce que je ferais... Je partirais loin dans la campagne, dans la montagne, dans le Vercors... je sais pas, parce que moi j'y crois pas trop à l'apocalypse. Alors en tout cas, l'histoire des zombies, c'est un ressort narratif quoi, ça n'arrivera jamais, même s'il y avait comme il y a pu avoir les grandes épidémies, ça tue pas tout le monde, c'est clair. L'apocalypse nucléaire qu'on a craint, dans les années 80, on y croyait quand même un peu, bon ça, à priori, on n'est pas dessus, on est plutôt sur un truc écologique, sur un effondrement du système actuel, qui ne serait pas vraiment une apocalypse.

 

 

Sinon, le dernier livre que tu emporterais, si tu pars sur ton île déserte et que t'as droit à un livre ?

K.B : Alors moi je suis pas bon en dernier livre, meilleur livre, meilleur chanson... Je serais partagé, soit, je prends un livre qui me semble vraiment bon et qui est quand même gros, parce que si je dois y passer 50 ans..! Donc je pourrais le relire, soit, je prends un truc qui m'a marqué, mais je me dirais d'une manière je vais rien découvrir, je vais le relire 2 ou 3 fois, donc... Et puis, je serais vraiment embêté, je pense que le temps que je prendrais à choisir le livre que je voudrais emmener, ça serait fini, c'est la fin du monde !

 

"Faut trancher et emmener Guerre et Paix, au moins t'as un bon pavé !"

Ouais voilà ou le Mahabharata, y en a 72 volumes ou l'Astrée d'Urfé qui doit être gros comme ça ! Mais je sais pas, en fait, j'avoue que je suis incapable de dire quel est le livre que j'ai préféré. Mais peut-être que j'emmènerais, finalement, juste un truc pour apprendre à survivre, un truc d'agriculture, genre comment faire pousser, comment s'auto suffire, voilà. Alors je prendrais pas un guide de survie contre les zombies, parce que je pense que le temps que tu le lises, tu t'es déjà fait bouffer la moitié de la tête !

 

"Et puis, on a déjà vu tous les films de zombies, c'est bon, on sait déjà !"

Surtout déjà, ne pas être dans une ville ! Mais bon les films de zombies, c'est pas possible, au bout d'un moment, ils pourrissent quoi ! Et puis quand il y a plus rien à manger, bah, ils se mangent entre eux ! Je pense qu'il faut rester 6 mois, 1 an tranquille, bon après ça pue et y a des cadavres partout ! Il y a une très bonne série anglaise qui s'appelle In the Flesh, si vous avez l'occasion de voir ça, ça change des trucs sur les zombies. Ça change même de Shaun of the dead, qui est vraiment très drôle, mais il y en a beaucoup d'autres qui sont bons.

 

"C'est ma référence Shaun of the dead !"

Oui, c'est un bon film, c'est plein de cynisme et de sarcasmes, mais y a plein de films et de bouquins sur les zombies qui ont toujours la même histoire ; le groupe, le leader et les faibles qui meurent et puis on essaye de survivre, de recréer une sorte de hiérarchie naturellement, comme si l'humain est obligatoirement voué à créer des sortes d'organisations pyramidales avec un chef ou un leader et des gens qui survivent derrière. Qu'importe la situation. C'est très américain, de toute façon le survivalisme c'est très américain, ce côté on va se sublimer dans le chaos, enfin c'est plus la joie à travers la douleur, c'est la survie à travers le chaos, enfin je sais pas !

 

 

Donc du coup, c'est pas la peine que je te demande la dernière musique, le dernier artiste, ce que t'écouterais en dernier ?

K.B : C'est pareil, tu vois, je serais super frustré !

 

"T'aurais besoin de 15 valises !"

Ouais c'est ça, bon avec les disques durs maintenant, mais bon j'aurais plus d'ordinateur, peut-être que ça marcherait au solaire, alors je prendrais un disque dur rempli de bouquins et de musique. Et puis ça serait le truc tu choisis un livre et une chanson ou un groupe ou l'intégrale des symphonies de Mahler et hop ! Tu pars, t'arrive sur ton île et tu fais Ah merde ! j'aurais dû prendre l'autre ! Après t'auras toujours les souvenirs, mais ce qui est bien, c'est qu'une fois que le truc se stabilise, tu peux réécrire les bouquins des gens qui les ont déjà écrit, la musique aussi ! Tiens je vais refaire La lettre à Élise !

 

 

Un dernier plaisir, le dernier kiff que tu te ferais avant la fin du monde ? Celui que t'as jamais osé faire !

K.B : Bah je monte sur la tour Eiffel avec un drapeau noir, voyons ! (rires) Je sais pas si j'ariverais en haut mais bon ! Non, sinon je me ferais un cassoulet parce que je sais qu'après y en aura plus jamais ! Non par contre, si je me retrouvai dans Paris vide, sans zombies sans rien, il y a plein de choses que j'aimerais faire. Me promener dans des endroits où on n'a pas accès, découvrir des choses, ça serait marrant ça. Il faudrait me vider Paris pendant une semaine et après tu me ramènes tout le monde. Entre-temps, je visite un peu tout ce que j'ai envie de visiter mais tranquille ! Je touche à rien, ça m'intéresse pas tout ce qu'il y a dans les baraques ou les musées. Bon s'il y avait la fin du monde, je prendrais quelques tableaux, quand même au Louvre et à Orsay, pour les mettre à la maison ! Mais ils auraient plus aucune valeur monétaire et financière.

 

 

Un petit conseil quand même pour se préparer à l'apocalypse ?

K.B : Habitez dans la Drôme et apprenez l'agriculture ! Et puis passez un truc de secouriste ! je pense que c'est mieux que de stocker des flingues et de jouer au militaire.

 

 

Tu vis un peu au jour le jour du coup ?

K.B : Non, enfin oui et non, je vis pas avec l'enclume de l'apocalypse au dessus de la tête. Et puis, on a la possibilité de vivre avec plein de bouquins et plein de musique chez soi, on l'aura peut être plus après.

 

 

Et tu penses quoi du secteur de l'édition numérique et des prix parfois injustifiés des livres numériques ?

K.B : Le problème avec certains éditeurs, c'est qu'ils sont très frileux par rapport au numérique, il y en a qui veulent clairement pas faire de numérique, parce qu'ils ont vu comment ça se passait au niveau de la musique. La musique a freiné des deux pieds, à jamais voulu aller dans le numérique, résultat, ça a explosé, le piratage a explosé, c'est parti dans tous les sens et résultat, ils se sont mangé ça dans la tronche. Alors qu'on leur disait, mais faites une licence globale ou du développement numérique pas cher, vous avez pas de support, vous payez pas de support, vous payez pas la distrib, vous payez pas la part boutique, enfin ils ont rien voulu savoir. Et les éditeurs font un peu la même chose, pas tous, mais il y en a plein qui font ça, donc soit, ils considèrent qu'on fait pas de numérique, soit, ils se disent, moi je vends le livre, ce que je vends c'est pas le papier, donc s'il coute 25, je veux bien te le mettre à 17 en numérique, tout en se tirant un peu une balle dans le pied, parce qu'il y a très peu de gens qui vont l'acheter donc c'est pas une économie qu'ils vont développer parce qu'elle marche pas et puis ils risquent plus d'avoir des piratages. Nous le bouquins sur les fées (Fées, weed et guillotines) il est vendu, je crois à 3,99 € et le club des punks, il doit être à 5,99 €, du coup on en vend pas mal, c'est étonnant, et des fois on fait des promos, on fait moitié prix et là on en vend plein plein plein !

 

"Après, je pense que c'est comme la musique, à partir du moment où ils ont sorti les plateformes de téléchargement légales, qui étaient vraiment pas chères, le téléchargement illégal, c'est mis à piquer du nez."

Oui, mais leurs abonnements à la con, ils les ont sortis trop tard, et puis ils le contrôlent pas du tout et puis pour les artistes, c'est pas intéressant honnêtement. Alors que pour un auteur, en général si l'éditeur est honnête, il fait pas le même contrat que pour le papier, enfin pour le physique. Pour le physique, c'est des contrats qui vont entre 8 et 12% en général plutôt 10% et c'est au moins le double sur le numérique, voire le triple, moi je dois être à 25%. Ce qui fait que, effectivement, ton livre au lieu de le vendre 18 €, tu le vends 4 € mais l'auteur il touche quasiment la même chose en fait. Donc l'éditeur touche moins, mais il dépense rien, il a aucun frais de gestion, il en presse pas trop, le bouquin, il a pas à se prendre la tête à le faire imprimer, il a pas de stockage, pas de retour, y a rien. Si ça se vend, ça se vend, si ça se vend pas, ça se vend pas. Voilà le coût, c'est de numériser le fichier et ça, c'est super facile aujourd'hui et après de voir avec les plateformes qui effectivement, prennent un pourcentage, mais qui est pas énorme. Mais je pense qu'il y a une économie parallèle qui se développe sur le livre. En France, ça commence mais aux États Unis, c'est dingue, faut aller voir sur les gros sites, sur Amazon, par exemple, il y a énormément de niches, de trucs complètement délirants, des trucs qu'aucun éditeur voudrait publier, mais ça fait plein de niches et comme c'est de l'anglais, ça marche hyper bien et il y a plein des livres complètement aberants qui sortent, des trucs de romances bizarres, et voilà, ils sont sur une niche avec des lecteurs fidèles et ça marche !

 

"C'est vrai que le secteur de l'auto-édition marche de plus en plus en France, en ce moment"

Oui, alors avec du bon et beaucoup de mauvais ! Malheureusement !

 

 

Bon avant de terminer, une dernière pensée, un dernier mot ?

K.B : Pour les gens qui lisent le blog ? Et d'ailleurs, tu vois le blog, je reviens un peu en arrière, c'est un truc qui s'est développé, qui a

complètement dépassé les éditeurs. Ils se sont aperçus que des fois, c'est hyper porteur, c'est des gens qui sont ni journalistes et qui n'ont pas la prétention de faire des trucs "genre". Des fois, il y a des trucs qui sont vachement intéressants , il y a des fois des analyses qui sont terribles et surtout y a un vrai public, tu vois là l'intérêt d'internet.

Donc le dernier mot c'est merci de faire un blog et puis merci de parler de mon bouquin, ça me fait toujours plaisir !

 

Merci à toi, ça m'a fait plaisir, vraiment, je dois être encore toute rouge !!! Ça me touche beaucoup, j'ai adoré ton bouquin en plus et ça fait 16 ans que j'écoute les Ludwig, donc ça me fait vraiment plaisir !

 

 

 

Je tiens à adresser un immense merci à Karim Berrouka pour sa patience et sa gentillesse, mais aussi à mon chéri qui m'a poussé à aller jusqu'au bout de cette belle expérience et à me dépasser et surtout qui me soutient depuis toujours. ♥

 

 

 

Retrouvez Karim Berrouka sur sa page Facebook et sur Twitter et retrouvez ses livres aux éditions ActuSF, en plus ces romans sont en promo à -50% en ce moment et jusqu'au 5 juin 2017, alors profitez-en ! wink

 

 

 

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La dernière interview avant l'apocalypse en version audio et vidéo !


12/05/2017
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un moment avec...Jack-Laurent Amar

Bonjour à vous les serial booker !

 

J'avais annoncé une surprise et la voilà ! Jack-Laurent Amar, auteur de L'ombre et la lumière a eu la gentillesse de répondre à mes questions. :) Si vous ne le connaissez pas encore, n'hésitez pas à découvrir son premier roman L'ombre et la lumière, en plus il est actuellement en promo sur Amazon à 0,99 €, c'est le moment ou jamais ! J'en ai moi-même profité et du coup, je vous ferais prochainement une chronique dessus !

 

 

Voici donc l'interview que nous avons réalisé tous les deux :

 

 

Bonjour Jack-Laurent, pour commencer, une petite présentation s'impose ! Parlez nous un peu de vous...

Je suis un passionné, j’aime plus que tout la vie lorsqu’elle nous bouscule par ses journées trop courtes. Je suis un petit pianiste, et guitariste, j’aime composer des chansons (à texte bien sûr) et à ce jour, j’ai composé et interprété deux albums, en toute modestie et toujours par passion. Écrire des chansons, ne devait plus me suffire…Alors je me suis lancé dans un roman…Quelle aventure !  14 mois d’écriture, le jour, la nuit , j’étais épuisé, mais, je voulais arriver au bout de ce défi.  Je crois qu’écrire, pour moi, est un exutoire…

 

 

Comment êtes-vous venu à l'écriture et pourquoi ?

Vous n’aviez qu’à lire la question 1…. Je plaisante bien sûr !

 

 

Et pourquoi maintenant ?

Certainement une « petite » maturité. Je pensais faire un roman depuis longtemps, je disais « un jour, à la retraite »…Mais je déteste toujours reporter les rêves, les rêves sont capricieux, si on les repoussent trop, ils se vexent, et refusent de revenir et d’être réalisés…

Alors...

Et puis, la vie est trop courte, il faut  faire aujourd’hui, demain ne compte pas.

 

 

Vous êtes un auteur auto-édité, qu'est-ce que c'est ? Parlez-nous un peu de ce parcours..

Me concernant ce n’est pas un choix. Il faut être clair, nous vivons dans un monde où le relationnel est très important, tant au niveau de l’édition que dans celui de la musique.

On essaie bien sûr de nous vendre du rêve, mais il faut être très lucide, les maisons d’édition savent qu’elles vont faire leur « beurre » avec les  livres des politiques, les peoples de la télé réalité et les écrivains déjà sur le devant…  Elles n’en n'ont rien à faire de nous, nous sommes si petits…

Heureusement aujourd’hui il y a la magie du net et Amazon.  Je suis incroyablement surpris par les retours des lecteurs pour le moment, et  je tiens à les remercier.

 

 

Parlez nous de votre livre ?

Les lecteurs l’ont qualifié de « POLANCE » : un polar, et une romance…

Je voulais délibérément créer un livre policier où l’histoire d’amour tienne autant de place que l’enquête de police, simplement parce que c’est ce que j’aurais aimé lire d’un grand auteur, mais que je ne suis jamais tombé sur un ouvrage de la sorte… Il existe sans doute, je n’ai rien inventé …

 

 

Comment vous est venu l'idée de cette histoire ?

Je suis fou je crois, comme beaucoup d’auteurs… Nous avons toujours plein d’idées dans la tête, ce qui fait de nous des « schizophrènes apprivoisés »…

Je plaisante mais c’est un peu vrai quand même non ?

 

 

Qu'est ce qui vous a inspiré ?

Rien d’autre que la vie…! Mon roman parle d’amour, de politique, de corruption, d’avidité, vous voyez, je ne suis qu’un copieur...

 

 

Quel a été l'accueil du public à votre livre ? Et quel effet ça fait ?

J’ai un gros défaut, je doute toujours de moi. Je fais les choses avec passion, avec le cœur, mais je doute…Alors voir que dans les blogs, les groupes …des « grands lecteurs » qui lisent énormément, parlaient de mon roman de façon positive a été une véritable  « claque émotionnelle ». ..

 J’ai encore la joue toute rouge et chaque fois que l’on me dit, «  il est bien votre livre » j’en prends une autre… Je risque peut-être d’avoir des couleurs un bon moment si ça devait continuer …

 

 

Avez-vous des projets ? Un autre livre, une adaptation ciné du livre peut être ?

Ce roman est dans les mains d’une cinéaste, si mon ange gardien fait du bon travail, je l’invite au restau pour un repas aux chandelles… Pas la cinéaste,… l’ange...

 Bon, je rêve, mais les rêves, c’est « gratos » alors… 

Je débute tout juste l'écriture de mon second roman, les idées sont toutes dans ma tête, j'espère que tout ce temps ne nuira pas à ma délicieuse femme et mes deux enfants !

 

Bon, je lâche l’info, c’est pour bientôt !

 

 

Où peut on vous rencontrer ? 

Je suis en Dordogne, je ne suis pas une star, (heureusement) alors c’est assez simple…

 

 

Allez-vous faire des salons du livre ?

Sans doute oui, il y aura plusieurs dates que je ne connais pas encore, mais en août, tout près de chez moi, je serais dans un salon avec le grand  « Pierre LEMAITRE »  Une superbe rencontre…enfin, pour moi !!! 

 

 

Si vous aviez un conseil à donner à quelqu'un qui souhaite se lancer dans l'aventure de l'écriture, quel serait-il ?

Prendre des vitamines… Je suis bien trop minuscule pour donner des conseils… franchement ! 

 

 

Pour finir et histoire de mieux vous connaître, quelques questions indiscrètes ! 

Quel est votre auteur et votre livre préféré ?

Il y en a beaucoup, j’ai adoré la trilogie MILLENIUM de Stig LARSON, et je suis un grand fan de Stephen KING, Alexandre JARDIN, Bernard WERBER...

 

 

Avez-vous une ou plusieurs passions ?

Comme indiqué plus haut, je suis un grand passionné, et par beaucoup de choses.

- La musique, j’ai débuté très tôt le piano, je n’ai jamais arrêté, je compose, c’est  quelque chose que j’adore !

- J’adore également les chiens et l’éducation canine. Je voudrais d’ailleurs passer un diplôme de comportementaliste, les chiens sont droit, franc et je regrette souvent que l’on parle parfois dans la presse ignorante de « chiens méchant ».  Il devrait y avoir un permis pour certaines  races qui demandent du savoir-faire, mais je suis certain d’une chose : « il n’y a pas de chien méchants.

- L’aquariophilie, surtout les aquariums Hollandais, avec le décor en priorité.

- Les sports de combats que je pratique depuis tout petit

- La lecture….

Bref vous voyez, les passions ne manquent  pas !

 

Je suis « un dévoreur de vie », il m’arrive de me lever, de passer à coté d’une grasse mat’  juste pour voir le soleil se lever.

Vous voyez, je fais partie de ces gens qui s’émerveillent encore des « choses » du quotidien…

Ce regard tend à rendre la vie plus belle, tout comme les passions !

 

 

Votre plus grande qualité ?

Je ne suis pas certains d’avoir de si grandes qualités que ça… J’ai bien sûr de bons côtés, mais en parler sans avoir l’air prétentieux c’est difficile.

JOKER !

 

 

Votre plus grand défaut ?

Selon ma femme, je suis un grand étourdi. Je crois qu’elle a raison ! Je perds mes clés tous les deux jours, mes lunettes,  mon blouson… et je ne compte plus le nombre de cartes bancaires… Étourdi et maladroit.

 

 

Quelque chose à rajouter ?

C'est payant ?!  Je plaisante.

Oui juste un grannnnnd merci, de toutes mes forces de toute mon âme à tous les blogueurs, les lecteurs, et ceux qui ont eu l’idée géniale de créer des groupes de lecture. Sans vous, nous n’existons plus !

 je dis souvent cette phrase, mais elle me semble approprié :

NOUS SOMMES DE DOUX REVEURS, VOUS ÊTES NOTRE DESTINATION…

 

 

 

Merci Jack-Laurent pour ce petit moment passé en votre compagnie ! Et merci de votre gentillesse et votre disponibilité.

 

 

 

Vous pouvez retrouver le roman de Jack-Laurent Amar sur Amazon  n'hésitez pas à lui laisser un petit commentaire et retrouvez le aussi sur sa page Facebook

 

 

Et comme toujours retrouvez moi sur Facebook et sur Instagram

 


26/03/2017
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Un moment avec... David Zaoui

Bonjour à vous les serial booker !

 

Je vous l'avais annoncé sur Facebook et Instagram, la voila, la surprise !

 

Aujourd'hui (enfin hier en fait !) David Zaoui, auteur de  Je suis un tueur humaniste, a eu la gentillesse de répondre à mes questions, afin que nous puissions mieux  le connaitre et le découvrir pour certain !

 

 

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Voici donc la petite interview que nous avons réalisé tous les deux !

 

 

 

Bonjour David, pour commencer, une petite présentation s'impose ! Parlez nous un peu de vous...

 

 

Et bien, je viens de sortir mon premier roman, « Je suis un tueur humaniste », aux éditions Paul&Mike et j’en suis ravi car ça démarre très bien. Voilà pour mon actualité.

 

Alors, alors… l’exercice de parler de soit… j’ai toujours préféré m’intéresser aux autres, parler d’eux et non de moi mais bon, comme cela s’impose, comme vous dites ! Je viens de l’univers du cinéma, j’ai commencé très tôt, dès l’âge de 13 ans à réaliser des courts métrages d’actions avec les gamins de la cité du 93 à Pantin où j’ai grandi. Des souvenirs merveilleux et formateur, car on on me surnommait le voyou cinéaste ! Je filmais tout, j’improvisais des séquences avec les voisins, les types du quartier, la mairie de Pantin me connaissait bien, car sur leur magazine, il m’avait surnommé le Spielberg du 93 ! Il faut dire, pour l’anecdote, que nous étions très bruyant sur le canal de l’Ourcq, avec nos pétards, nos flingues en plastoc, les caddies du centre Leclerc qui tournaient en travelling et nos diverses conneries que nous mettions en boîte dans le petit caméscope !

 

Après ça, je suis rentré au cours Florent, pour apprendre le théâtre, la mise en scène et le métier d’acteur. Je faisais mille et un boulot pour payer mes cours. J’ai ensuite réalisé et produit des clips, d’autres courts métrages, j’ai travaillé dans la production, notamment aux USA, j’ai pas mal voyagé et je rêvais plus que tout d’écrire, un jour, un roman, car j’avais pour passion le cinéma et les livres. Mais je n’osais pas. Et puis je m’y suis mis, à la suite d’un déclic, et aujourd’hui, je me consacre à l’écriture.

 

Je suis heureux.

 

 

 

Comment êtes-vous venu à l’écriture et pourquoi ?

Et pourquoi maintenant ?

 

 

Je raconte souvent cette anecdote, mais elle est essentielle. Un soir je chinais des livres dans une librairie et j’ai demandé au libraire un conseil sur un livre qui serait à la fois drôle, émouvant, un peu fou et écrit à première personne. Le libraire m’a répondu du tac o tac : « Je ne vois pas… Ce livre, vous avez qu’à l’écrire ! » Je suis rentré chez moi, et je me suis mis à écrire. Je n’écrivais que des scripts pour le cinéma. J’ai enfin décidé de me mettre au roman.

 

 

 

Parlez-nous de votre livre ?

 

 

Mon roman, « Je suis un tueur humaniste », est l’histoire d’un tueur à gages au cœur tendre. Un orphelin doté d’un don singulier : le tir.

 

Petit, ce gamin, avec ses petites fléchettes, arrive à faire des miracles. Il vise tellement bien qu’on le met au défi de tout, alors que lui, humaniste déjà, s’occupe de remonter le moral des enfants plus anxieux que lui. À la suite d’une rencontre, il va être pris en charge par un homme qui tient un syndicat du crime et qui va en faire un tueur à gages redoutable. Et puis, quand il va enfin découvrir qu’il n’a pas d’autres choix de vie, il va devenir tueur, mais un tueur développant une éthique particulière : Il va rendre heureuses ses futures victimes avant de les supprimer. Il va leur faire vivre le plus beau jour de leur vie avant de les liquider.

 

Ce tueur se nomme Babinsky. C’est un type qui a du cœur, il faut le découvrir.

 

 

 

Comment vous est venue l’idée de cette histoire ?

 

 

À la base, j’en avais écrit un script pour le cinéma que j’avais présenté à Gérard Depardieu. Je l’avais rencontré sur le montage d’un court métrage et il avait été très généreux avec moi. Il m’avait présenté à un producteur, m’avait donné des tas de conseils, bref, il était bienveillant et adorable à mon égard. Et puis, je lui ai présenté l’histoire de ce tueur adepte de philosophie, qui se fait psychanalyser pour comprendre le monde et qui est doté de ce principe étrange : rendre heureuses ses futures victimes avant de les tuer.

Depardieu n’a pas pu faire le film, mais il m’a dit : « Mon David, fais-en un roman ! »

Quelques années après, je l’ai écouté.

 

 

 

Qu’est-ce qui vous a inspiré ?

 

Tout m’inspire et je dois dire que je provoque très souvent les événements d’où peuvent naître l’inspiration. Je me sens souvent l’âme d’un sociologue, d’un journaliste, d’un curieux insatiable, je vais vers les gens, je leur pose des questions, j'interroge, je les titille, n’importe qui, même le fromager du quartier, je l’embête, je veux qu’il me raconte sa vie, son fromage de référence, le client le plus emmerdant dont il garde le souvenir, les raisons de sa passion pour le fromage, si avec sa femme, ça marche bien ?

 

Bref, je suis un emmerdeur, mais on me répond toujours et on me dit de repasser ! Et moi, je gagne tout. La vie est une nourriture cosmopolite. Tous mes personnages existent, ils ont parfois été rencontrés au fin fond de l’Inde ou bien dans un bistrot désolé du nord de la France, après, j’en fais ma salade.

 

 

 

La personnalité de Babinsky est-elle inspirée de quelqu’un que vous connaissez ?

 

 

Je ne connais aucun tueur ! Enfin, j’espère ! Mais Babinsky est un savant mélange de diverses personnalités, comme ce vendeur de bubble-gum qui, un jour, m’a dit : « Parfois, j’aimerai vendre des bonbons empoisonnés à certains salopards ! »

 

 

 

 

Quel a été l’accueil du public à votre livre ?

 

Ça démarre très bien et j’en suis ravi. Je reçois de belles chroniques, des témoignages encourageants et touchants.

 

Le livre ne m’appartient plus, il est aux autres.

 

À tous les autres.

 

 

Et quel effet ça fait ?

 

Le mois de mars est l’un de mes préférés. D’abord, il y a le 8 mars et la journée de la femme et puis le 21, le printemps qui vient.

 

Mon livre prend son envol ce mois-là et j’en suis donc heureux.

 

 

 

Avez-vous des projets ?

 

 

Oui. La sortie de mes prochains romans. J’ai hâte.

 

 

 

Où peut-on vous rencontrer ?

 

 

Vous pouvez me suivre sur  Facebook ou bien venir manger des pastas à la maison.

 



 

Allez-vous faire des salons du livre ?

 

 

Oui, il y a des événements de prévus, il faudra voir avec l’éditeur Paul & Mike, sur leur  site.

 

 



Pour finir et histoire de mieux vous connaître, quelques questions indiscrètes !

 

Quels est votre auteur et votre livre préféré ?

 

 

Choisir, c’est exclure et quand il s’agit de livre, de musique ou de cinéma, l’exercice est quasiment impossible pour moi. Cependant, je citerai deux auteurs, là, comme ça, que j’adore : John Fante et Lao She.

 



Avez-vous une ou plusieurs passions ?

 

 

Les livres, les voyages, le cinéma, les truffes et les autres. Je vous assure que ça prend déjà pas mal de temps !

 



Quelque chose à rajouter ?

 

Merci pour votre confiance, et n’oubliez pas d’offrir une rose à une femme, celle de votre choix, le 8 mars, en plus de découvrir mon roman !

 

 

 

Merci David pour ce petit moment passé en votre compagnie et pour votre gentillesse !

 

 

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Voila, j’espère que ça vous a plu ! N’hésitez pas à laisser un petit commentaire et surtout à aller voir David sur sa page  Facebook  et sur son site internet.

 

 

 

Et comme toujours, retrouvez moi sur  Facebook et sur Instagram.

 

 

 

 

 


04/03/2017
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