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Les fourmis de Bernard Werber

Bonjour à vous les serial booker !

 

Aujourd'hui retour sur un roman que j'ai lu il y a de nombreuses années maintenant, mais qui m'a vraiment passionné et marqué :  la trilogie des fourmis de Bernard Werber . Ce roman se compose donc de trois tomes : Les fourmis, Le jour des fourmis et La révolution des fourmis.

Pour la petite histoire, Bernard Werber a commencé à écrire Les fourmis à 16 ans, s'imposant un rythme d'écriture de 4h30 par jour. Malgré ça, perfectionniste, il réécrira son roman 18 fois et mettra près de 12 ans pour l'écrire, avant de se décider enfin à l'envoyer à une maison d'édition. Ce roman deviendra très rapidement un succès international et une référence pour beaucoup.

 

Le résumé :

Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d'individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires... Ses armes aussi. Terriblement destructrices. Lorsqu'il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu'il va à leur rencontre. A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces "infra terrestres", au fil d'un thriller unique en son genre, où le suspense et l'horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses. Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des... fourmis.

 

La première fois que j'ai ouvert ce livre, j'avais 14 ans et je venais de finir Les thanatonautes (de Bernard Werber aussi) que j'avais adoré, j'ai donc voulu continuer sur ma lancée avec Les fourmis. Bon pour le coup, je n'ai pas vraiment accroché, trop compliqué et trop d'histoires à suivre. En effet, le livre est assez difficile à lire, surtout quand on n'a pas l'habitude du style de B.Werber, il se compose en 2 histoires distinctes mais qui se complètent et finissent par se rejoindre à la fin. L'histoires est décomposée comme ça : la partie des humains et la partie des fourmis, le tout entrecoupé de passages de L'encyclopédie du savoir relatif et absolu, ça fait beaucoup et j'ai eu du mal à m'y retrouver parfois. Je l'avais donc laissé de côté. Et puis, 2 ou 3 ans plus tard, je suis retombée dessus au hasard de ma bibliothèque.

Et là, peut-être parce que j'avais suffisamment grandi / mûri, mais ça a été le coup de foudre pour ce livre !

 

 

C'est assez difficile pour moi de vous parler de ce livre sans vous dire ce qu'il m'a apporté et ce qu'il m'évoque, mais je vais essayer quand même !

 

Mais bon, d'abord un petit retour sur l'histoire, elle commence à la mort d'Edmond Wells, celui-ci va léguer sa maison à son neveu Jonathan, son testament comporte cependant une mise en garde : Surtout ne jamais aller à la cave ! Seulement voilà, Ouarzazate, le chien de la famille trouve un trou menant à la cave et va s'y perdre. Jonathan désobéi alors aux dernières volontés de son oncle et décide de descendre à la recherche de son chien. Il n'en remontera que 8 heures plus tard avec une seule idée en tête : y retourner et percer les mystères de cette cave.

Car, en effet, la cave n'est qu'un passage vers un autre endroit, mais c'est aussi un lieu dangereux dans lequel il faut résoudre des énigmes pour pouvoir avancer.

Ne voyant pas son mari revenir et après avoir reçu la visite d'Edmond Wells en rêve, Lucie, la femme de Jonathan décide de descendre à son tour pour tenter de retrouver son mari, elle n'en remontera pas non plus. Leur fils, Nicolas, se retrouve sans parents et sera placé dans un orphelinat.

Pendant ce temps, une équipe de sauvetage se rend au domicile des Wells afin de descendre à leur tour dans la cave pour retrouver Jonathan et Lucie...

 

Extrait :

Fouillant avec acharnement grand placard et boîtes en fer, elle trouva enfin une enveloppe blanche sur laquelle était noté d'une écriture fébrile : "Pour jonathan Wells." Le rabat de l'enveloppe était protégé par plusieurs couches de rubans adhésif afin d'éviter toute ouverture intempestive. Il la déchira avec précaution. Un feuillet froissé, type carnet d'écolier en tomba. Il lut la seule phrase qui y était inscrite :

"SURTOUT NE JAMAIS ALLER À LA CAVE !"

 

Parallèlement, nous suivons l'histoire de la colonie de fourmis rousses de Bel o kan, foumilière située à 6 km de la maison des Wells et comptant une population de 18 millions d'individus. C'est le printemps et après une pause hivernale, la cité se réveille. Une fourmi guerrière part en expédition de chasse avec 28 de ses compagnes guerrières.

Après avoir trouvé une grotte avec une source d'eau chaude et rencontré de nombreux insectes, survient l'élément qui sera à la base de l'intrigue du roman. En effet, en revenant de leur expédition et alors que la fourmi 327e s'éloigne du groupe pour aller cueillir une fleur, toutes ses camarades meurent de façon instantanée et inexplicable... 327e va donc rentrer à la cité et informer ses congénères de l'incident. N'ayant aucune preuve, elle n'est pas crue et surtout, en ce début de printemps, la colonie a d'autres priorités. 327e décide donc de braver ses congénères en allant en informer la reine elle-même.

Seulement tout ne se passe pas comme prévu, en chemin, elle est attaquée par d'étranges fourmis à l'odeur de roche qui lui retire les phéromones de ses antennes, son passeport au sein de la colonie. Sans ses phéromones, elle est maintenant une étrangère, une ennemie aux yeux de la colonie.

Malgré tout 327e ne renonce pas et va se faire des alliées et ensemble elles vont tout mettre en oeuvre pour convaincre la colonie du danger qui les menace...

 

Extrait :

"Éclairé par l'ovale orange d'un soleil déclinant, le 327e mâle, dernier survivant de la première expédition de chasse du printemps, court seul. [...] 327e parvient enfin au pied de l'imposante fourmilière, lève la tête. Sa ville a encore grandi. On a entamé la construction de la nouvelle couche protectrice du dôme. Le sommet de la montagne de branchette taquine la lune."

 

"Parfois lorsque : Parfois, lorsque je me promène en été, je m'aperçois que j'ai failli marcher sur une espèce de mouche. Je la regarde mieux : c'est une reine fourmi. Si il y en a une, il y en a mille. Elles se contorsionnent à terre. Elles se font écraser par les chaussures des gens, ou bien percutent le pare-brise des voitures. Elles sont épuisées, sans plus aucun contrôle de leur vol. Combien de cités furent ainsi anéanties, d'un simple coup d'essuie-glace sur une route d'été ?

Edmond Wells , Encyclopédie du savoir relatif et absolu."

 

 

 

Mon avis :


Tout m'a passionné dans ce livre ! L'histoire en elle-même est juste parfaite, bien découpée et incroyablement bien écrite, surtout quand on sait que c'est un premier roman ! Tout au long de l'histoire se mêle suspens, réflexion et même amour et amitié.

Les passages sur les fourmis sont très enrichissants et intéressants, on sent bien la passion qu'a l'auteur pour ces petites bêtes et il nous la transmet à merveille ! J'ai appris énormément de chose à leurs sujets et je les vois différemment maintenant :) Ce qui est fort, c'est d'arriver à nous en apprendre beaucoup, sans que ce soit rébarbatif et sans pour autant nous prendre pour des abrutis, le pari de la vulgarisation de connaissances est bien réussi ! Les informations sont bien intégrées à l'histoire et on prend, du coup, plaisir à apprendre. En plus, j'ai vraiment beaucoup aimé les aventures rocambolesques de ces fourmis que nous suivons pendant 3 tomes.

Les passages sur les humains sont tout aussi intéressants, remplis d'énigmes à résoudre qui vous feront cogiter pendant des heures et vous empêcheront même de dormir ! Je pense notamment à la première, celle des allumettes, qui m'a fait me balader pendant des jours avec 6 allumettes dans la poche !

 

J'ai aimé ce côté philosophique et initiaque, qui deviendra un peu la marque de fabrique de B. Werber mais qui est largement plus développée dans Les fourmis. Du haut de mes 16 ans, à l'époque, j'ai été transporté dans cet univers, qui m'a fait réfléchir longuement, fait comprendre beaucoup de choses et qui m'a fait ouvrir les yeux sur le monde et sur moi-même. Ce sont surtout les passages de L'encyclopédie du savoir relatif et absolu qui ont été une révélation pour moi, c'est d'ailleurs un livre qui j'ai acheté par la suite et qui, encore aujourd'hui, est très important pour moi.

Je relis régulièrement Les fourmis et j'y trouve et comprends à chaque lecture des choses différentes, car comme je l'ai déjà dit, au-delà de l'histoire, c'est surtout un roman philosophique et initiatique, dans la même veine que les romans de Paulo Coelho ou de Le monde de Sophie de Jonstein Gaarder.

À mon sens, Les fourmis est un roman que l'on doit lire au moins une fois dans sa vie, tant il peut nous apporter.

 

Vous l'aurez compris, ce roman a été un véritable coup de foudre littéraire ! B.Werber réussi, encore une fois, à mêler à merveille SF et réflexion et à nous embarquer dans une aventure trépidante dont on ne ressort pas indemne !

Ce livre est un vrai page-turner, une fois qu'on l'a ouvert, on ne peut plus le refermer avant d'en connaitre le fin mot.

 

Bref, si vous avez envie de lire une histoire passionnante et philosophique ayant pour personnages principaux des fourmis et des humains et en prime d'apprendre plein de choses sur ce monde merveilleux qui se cache sous nos pieds, alors cette trilogie est faites pour vous !

 

Et si cela vous avez vraiment plu et que vous voulez en savoir encore plus sur les fourmis et autres petites bêtes, je vous invite à faire un petit tour sur la chaine YouTube de CrazyFourmi&Co  qui est une chaine super-sympa et très intéressante ;)

 

Comme vous pouvez le constater, mon exemplaire est tout usé, à force d'avoir été lu ! ^^

 

? Ma note : 5/5 ?

 

 

Les fourmis : première parution 1991

Éditions : Le livre de poche

Format : Poche _ 306 pages pour le tome 1

 

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14/04/2017
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